dimanche 16 septembre 2018

DCAA en pause...

Cela fait des années que je ne suis plus dans un contexte idéal pour mener mon projet à terme. Les deux principaux problèmes que j’ai identifiés sont la difficulté à organiser mon temps libre sur un projet de longue haleine, surtout après avoir tant donné pour décrocher mon nouveau travail. Je ne vais pas m’attarder ici que le problème 1, un gros gâchis en soi, sauf que résoudre le problème ne profitera qu’au problème 2, ne serait-ce que dans un premier temps (et pour les mois à venir). Le deuxième point, c’est que ce boulot est justement très exigeant en maintien de compétences techniques, chaque heure passée à faire autre chose que de la veille ou des « révisions » me font culpabiliser, ce d’autant plus que j’ai pu voir ce que cela donner d’inverser mes priorités ne serait-ce que temporairement.

Le point positif, c’est que je peux identifier un premier horizon à partir duquel ces projets seront possibles. Dans quelques mois, je devrais passer une formation décisive, si je fais mes preuves avec ces nouvelles compétences, la pression pesant sur moi sera moindre, et je pourrais envisager un nouvel équilibre pro/perso pour mener à bien ces projets. 

Il est donc certain que sur les mois à venir, je ne pourrais pas consacrer de temps à DCAA (ou à Podcast Sciences pour celles et ceux qui me suivent aussi là-bas). À contrario, comme l’étape suivante, encore plus importante, fait fortement raisonner en moi fortement le principe de Peter, j’ai comme l’impression que j’aurais de longues années « stables » qui me permettront de poursuivre sereinement mes projets comme DCAA (jusqu’à ce que les bouleversements socio-économiques que nous allons tous connaître chamboulent tout ça, bien évidemment).


En attendant, ce n’est peut-être qu’un au revoir, je n’exclus pas une mise à jour de temps à autre, mais pas d’avancée majeures avant 2020 à priori.

mercredi 4 juillet 2018

Léo, le pilote aux exploits dont on ne parle jamais

Cela fait des années que j'ai plus ou moins arrêté le Simracing, bien plus que je n'ai mis en pause ce projet de romans. 

Petit hic : le gros de ces récits épiques de courses, je comptais les écrire en m'inspirant de mes aventures dans le Simracing ! Un problème n'arrivant jamais seul, si ces récits laissent des trous béants dans ma chronologie, la partie Annecy est déjà bien riche par ailleurs et ne perd pas trop de sa cohérence sans ces passages.

Même si cela est regrettable, je ne me sens pas de forcer à les écrire aujourd'hui (j'ai l'impression que ça ressemblerait à du meublage). Il me faut juste en écrire un résumé succinct. Ce travail sera mené en parallèle d'un autre très important sur la cohérence interne de la partie en question, non sans un dégraissage (en fait une réécriture quasi-complète). C'était peut-être évident mais je viens d'en prendre conscience, et c'est pour cela qu'il est plus que vital que je progresse dans mon plan Kanata Nash...

dimanche 1 juillet 2018

Étrange réveil !

Je m'impressionne moi-même. Ayant vraiment la tête ailleurs, me concentrant sur ma progression professionnelle d'une part et mes temps de décompression d'autre part, je n'avais plus la tête à écrire.

Mais me dire cela, c'est mal me connaître, j'aurais du me douter que cette date et ce contexte personnel serait propice à me faire reprendre ma plume.

En faisant les mêmes constats, comme toujours. Tout d'abord, ce que je vis, je l'ai déjà écrit dans DCAA. Pas au détail près, mais la situation, et ce qu'elle a entrainé. Et puis il y a ce trait psychologique qui m'anime et qui est une formidable source d'inspiration. Depuis des mois, une série d'événements tout aussi improbables qu'insignifiants ont préparé la soirée, la journée, le weekend que je vis en ce moment (enfin faux weekend puisque je bosse...). Fallait que ça tombe un premier juillet (si besoin, je préciserais l'importance de la date du premier juillet).

«Complot !» ou déplacement de la cible dirais-je plutôt (techniquement, c'était la soirée du 30 juin par exemple), tiens, une notion de détection d'arguments fallacieux, c'est une petite touche d'esprit critique que je mets en avant de manière tout à fait «naturelle» dans ce premier jet de texte sur un nouveau personnage. Quand à l'impression que j'ai d'écrire des textes qui frôlent le prémonitoire, l'idée reste la même, je cherche des coïncidences, des éléments convergents là où je pourrais souligner les différences, et non flatter mon biais de confirmation.

Comme je ne peux pas vous partager ce premier qui est à un stade trop peu avancé ne serait-ce que pour où évoquer de quoi il est question dans ce passage, je vous partagerais bientôt un extrait (retravaillé pour un format blog) sur une thématique approchante.

jeudi 31 mai 2018

À quand mon retour au charbon ?

Après mon message d'hier sur mon blog de GT-Simracing, vous redoutiez peut-être un post du même ton sur ce blog....

Mais ce n'est pas concevable ! Ce projet me tient trop à cœur pour l'abandonner. Seulement, la situation que j'avais plus ou moins prédit sur mon blog anti-diesel, ainsi que dans DCAA (allusion anecdotique, que je vous partagerais en fin de billet) est arrivée : le déclin de la France, dans un contexte économique et géopolitique tendu de l'Europe, se poursuit et aujourd'hui je peux sentir concrètement que je vais être personnellement affecté. Car c'est une chose de savoir une région du monde, un pays en crise/en guerre, c'en est une autre de le ressentir dans sa chair. Même si l'on parle à priori d'un horizon de plusieurs années, c'est une perspective suffisamment proche pour m'affecter profondément. 

Du coup, je n'ai plus le cœur à écrire. Ce n'est pas le temps qui me manque, car mon nouvel équilibre professionnel me permet de m'en libérer suffisamment. Je sens que c'est un état instable, si ça se trouve la rédaction de ce billet me redonnera la motivation pour reprendre mes travaux, quoiqu'il en soit il m'est difficile à ce jour de trouver l'énergie de me relancer dans ma série de récits, qui est mine de rien très ambitieuses (plus d'un millier de pages, et peut-être même plusieurs milliers !). 

Et si...et si je reprenais simplement par étape ? Et si je rédigeais un document qui aiderait à reprendre ce projet au cas où il m'arriverait quelque chose ? Et si le fait de beaucoup voyager (ie beaucoup prendre le TGV) est ce qui me manquait, et que du coup ce mois de juin qui s'annonce me débloquait totalement ?

Ce projet est beaucoup trop important à mes yeux pour que je ne l'abandonnent. Et c'est pour cela que j'ai espoir à m'y remettre un jour, peut-être plus tôt que je ne le pense...

samedi 23 septembre 2017

Le club de modélisme

Cela fait plus de 10 ans que je n'ai pas mis les pieds dans un club de modélisme [ferroviaire]. Cette après-midi sera donc un événement en soi ! Aussi je me suis dit que ce serait intéressant de vous offrir un petit cadeau pour l'occasion....

Dans De Clichy À Annecy, Léo rencontre un certain Fred, conducteur de train, qui fréquente aussi les clubs de modélisme. Il se trouve que Fred lui fait découvrir son club, mais pas de manière purement désintéressée. En effet, Léo travaille avec succès à lutter contre la diésélisation du parc de véhicules particuliers Français, à l'aide de son ami Sylvain. Fred pense qu'ils ont un talent de communication, de contact vers les bonnes personnes...à faire valoir auprès d'une cause qui le concerne : l'arrivée de l'horrible livrée «En voyages» sur des locomotives emblématiques du parc matériel moteur français, dont la mythique CC72000.

Trève d'intro, voici un extrait de cette visite, à peine retouché (avec un «joli» easter egg inside ! Et un petit clin d'œil tout aussi involontaires aux collectionneurs de loco à vapeurs). La scène se passe en 2002 et Léo est en narrateur à la 1ère personne.

Afin qu'il ne soit pas totalement largué, Léo doit se faire expliquer la nomenclature du parc roulant ferroviaire, en particulier du parc moteur, auquel appartient la CC72000.

-Tu n’avais pas fini tes explications 
-C’est vrai. Ça ira pour tout ce qui autorails et automotrices ?
-On va dire que oui.
-Ok. Passons aux locomotives. Les locs ont un nom sous la forme BB plus un nombre en milliers, ou CC plus un nombre lui aussi en milliers. Les BB ont deux essieux moteurs par bogies tandis que...
-Oui, tu m’as déjà expliqué cela, les CC ont elles trois essieux moteurs par bogies, etc, etc...
Ok Sinon dernier rappel les locos dont le nom est entre 60000 et 79999 sont des locomotives diesel, et tout le reste est de l’électrique, comme la BB26000 qu’on a vu en gare tout à l’heure.
-Oui, je devrais m’y retrouver. D’autres choses à savoir ?
-Les surnoms des engins ?
-Non, autre chose, je n’y arriverais jamais pour les surnoms, il y a tellement !

-D’accord. Autre chose alors. En entrant, tu entendras des noms, comme Jouef, Fina, Lima, Rivarossi, Roco, Marklin, ce sont les principales marques de modélisme ferroviaire. Jouef est Français, Marklin allemand, Rivarrosi Lima et Roco Italien. Roco fait les plus belles loco, Jouef est plus homogène et a une gamme très complète, qui couvre également les différentes séries de TGV, et tu ne devrais pas voir de matériel Marklin car c’est très spécial, je t’expliquerais après. Allez on entre !...Pourvu qu’il n’aient pas fait une « spécial étrangers »...

Ce sera encore plus amusant pour moi, car ils ont décidé de faire une
« spéciale époque III », quelque chose qui veut dire en gros qu’il y a beaucoup de locomotives à vapeurs dont Fred ne m’a absolument pas parlé, et peu de locomotives «
que je connais ». 
-Elle est à qui la Grand-Mère ? s’exclame un modéliste.
Je me tourne vers la femme la plus susceptible de correspondre à cette apostrophe, bien qu’elle n’a que la soixantaine. Elle n’avait pas bougé d’un poil, continuant à mettre en place son train de marchandise. C’est une autre personne qui arrivera derrière moi qui accourt vers le premier homme.
-Oh elle était là, la petite chenapan ! Je la cherchais partout !
-Ah tu as ramené ta BB27, remarque un autre passionné. Comment comptes-tu la faire rouler, y a pas encore de ligne électriques par ici ?
À cette remarque, je comprends que je si je dois entendre parler de locomotives diesel elles auront toutes un nom compris entre 70000 et 79999. Mais je relève surtout la grossière erreur de notre compagnon :
-BB27000 vous voulez dire ? Ce que vous avez dit ne veut absolument rien dire.
Tout le monde me regarde avec un air étrange, comme si je présentais les symptômes d’une maladie mortelle.
-Mon pauvre petit, la BB27000 n’existe pas encore, je veux dire pour de vrai.
-Sortie prévue en 2002, mais avec le retard habituel des constructeurs...
-Tu es ingénieur ? C’est toi qui bosses dessus ?
-Euh non, j’ai juste modestement contribuer au dessin de la surveillance matérielle du matériel rénové, et encore ce n’est que le début du programme. Mais BB27, c’est son nom, comment cela se fait-il qu’il n’y ai pas de zéros derrière ?
-C’est Fred le premier qui se décide à me répondre :
-Et bien tu as sous les yeux la toute première...Euh non pardon. Je refais. Tu as sous les yeux la 27ème locomotive électrique Française. Comme c’était la première, on n’avait pas encore tout ce système de numérotation en place, alors on a fait ce qui marche le mieux, on a été pragmatiques. Résultat ces 80 premières locomotives sont les BB1 à 80. Il se trouve qu’elles étaient alimentées en continu comme les premières séries en France, donc la traction continue couvre les numérotations 1 à 9999.
-Ah ça ne va pas jusqu’à 69999 ?
J’ai donc eu le droit à l’explication détaillée de ce que Fred m’avait résumé en trente secondes.
-Il y a plusieurs séries de 1 à 69999, pour distinguer les locomotives qui peuvent fonctionner sous tension continue, alternative, les deux à la fois voire d’autres encore. Après seulement il y a les tranches des engins diesel.
[...]
L’heure se faisait relativement tardive, pas mal de participants plient bagages. Le problème, c’est qu’avec les départs, la circulation des trains sur le réseau s’étiole.
Le gamin fait manœuvrer une locomotive à vapeur vers la gare la plus proche, et tous deux partent à sa rencontre.
-Ah...s'exclame le vieillard. Une authentique Mountain de l'âge d'Or.
-Une quoi ? demande le gamin.
-Une Mountain, une 241 ! Elles sont pour moi l'une des plus belles locomotives à vapeur française, avec toutes les Pacific et les Mikado. Hmm à ton air, je devine que tu ne connaissais pas cette dénomination. Connais-tu le célèbre nom des Pacific ?
-Oui, ce sont les plus belles de toutes.
-Oui, et Pacific pour 231, deux essieux porteurs à l'avant, trois essieux moteurs centraux, et un essieu porteur à l'arrière. De même, les 241 sont appelées Mountain, les 141 Mikado, la 210 portant le surnom de Crampton, les 151 bien connue en Amérique s’appelle « Santa Fé» ...
Je m’étais approché pour écouter moi aussi ces explications.
-Ok je comprends mieux maintenant. Voilà, je te l'ai ramenée pour que tu puisses la voir de plus près.
-C'est ta locomotive ?
-oui acquiesce le gamin
-quelle marque ?
-Le Tender est un Roco, mais la locomotive a été modifiée par un collectionneur.
-Très réussi en enfin, on m'avait dit qu’ils en faisaient de très belles....mais c’est incroyable !
-Qu’il y a-t-il ? s’enquit le garçon.
-C’est, c’est une 241 A, enfin...Une 241 construite avant la création de la SNCF, et qui a changé de nom par la suite. Je deviens vraiment bigleux, De loin, j’avais cru reconnaître la princesse du Creusot.
-La 241P ? Non, mon grand père voulait me l’offrir, on en a dit beaucoup de bien, mais il n’est ni très riche, ni très connaisseur. Il s’est fait refilé cette locomotive par quelqu’un qui croyait le rouler, mais qui s’est lui-même fait avoir.
Le pépé est littéralement ébahi par la qualité dé détails présents sur la locomotive
-on ne pouvait pas faire ça à l’époque, même Roco ne va pas aussi loin sur ses locomotives !
-faut dire que c'est un modèle spécial, construit par un collectionneur. Roger m’a dit que son prix se compte en milliers de francs !
-De quelle machine s’agit-il ?
Je remarque alors l’inscription sur le flan de la machine.
-241-017, c’est bien ce que je lis.
-Je n’arrive pas à le croire !
Le vieillard laisse échapper une larme.
-Elle suit donc l’ancienne numérotation ? Demande Fred.

-Non, ce n’est pas seulement ça. C’était la machine de mon père !!! Elle circulait sur cette ligne, il y a 70 ans. Mon père était son mécanicien. C’est incroyable comme coïncidence ! Oh là là...
Le Grand père était très ému. Il en fixait même l’engin d’un air béat.
-Ah c’était un sacré gars, mon papa. [...]
L’émotion du vieillard était très communicative, même au non-spécialiste que je suis. Néanmoins, quelque chose au fond de moi n’était pas de la partie, et fini par me troubler par son insistance. Impossible pourtant de poser cette question, qui n’avait aucun sens, mais qui me brulait les lèvres : que ce serait-il passé si le collectionneur avait peint le nom de la machine suivante, à savoir la 241-018 ?
Fred me répondra indirectement.
-Voilà à quoi ressemble les soirées ici, et crois-moi, tu n’as rien vu. Ce n’est pas en une séance que l’on peut en faire le tour. [...]
Avec ma froideur d’ingénieur je reviens sur certains détails
-À un moment, [...] a demandé si le père du vieillard était chauffeur, mais il a répondu qu’il était mécanicien...Ce n’est pas pareil ?
-Non, le mécano, c’est celui qui conduit la machine. Il est chargé de respecter la feuille de route, de décider de la vitesse du train de tenir compte de la signalisation. [...]

jeudi 27 juillet 2017

[SPOILER] Ernest, un père de famille Childfree dans l'âme...

Wow, je ne m'attendais pas à reprendre le blog de sitôt !

À défaut de pouvoir avancer dans DCAA, je peux toujours vous faire part d'anecdotes sur l'histoire, les personnages...

l'un des personnages les plus difficiles à développer, ce fut celui d'Ernest. Même Alana, brillante mais torturée par le deuil de ses parents, si discrète mais déterminée, et surtout qui est passées de personnage secondaire à protagoniste, m'a procuré moins de tourments Dans le cas d'Ernest,, je voulais faire de lui un «mentor antonymique» (auprès de Léo d'abord, de tout le groupe ensuite). C'est pour ça notamment qu'il est croyant...et parent.

Et c'est ce qui fait toute la saveur du personnage : il est parent, oui, mais ce n'était pas un choix.Il était Childfree dans l'âme (tu parles d'un choix !). Pire, on ne peut même pas dire que c'était un accident comme il explique si bien à Alana à un moment crucial de l'intrigue (on va essayer de ne pas trop divulgâcher malgré tout). C'est donc suite à une erreur de jeunesse qu'il est devenu père de famille, suite à une erreur de jeunesse que sa toute sa vie a basculé. 

J'aime cette métaphore de la vie, vous êtes sans doute nombreux à avoir été marqué, positivement ou non, par une expérience dans votre adolescence (études, rencontre, découverte sur vous, votre famille, le monde, voyage...). Le tout est de savoir l'accepter et l'intégrer dans son parcours de vie. 

Ernest y est parvenu, il est devenu un père exemplaire, et même l'un des meilleurs agents de la DGSI de son époque avant de raccrocher. Et pourtant, il a toujours gardé cet âme de Childfree : même s'il aime sa fille, il sait que sa vie aurait été meilleur sans elle...

La vie est ainsi fait que les plus grandes sources de bonheurs peuvent devenir les pires sources de malheurs. Sans prendre l'exemple bateau des couples qui passent du mariage au divorce, j'ai plutôt accès la problématique sur la fille d'Ernest. Elle va bien merci. Ernest,  aussi... Jusqu'à ce qu'il réalise que quelque chose de grave se prépare, et que ses meilleurs amis sont impliqués....en premier lieu.

Ernest fait alors face à un premier choix : prend-il le risque de s'exposer pour sauver ses amis ? Sa démission lui a fait découvrir sinon les joies de la vie de famille, à quel point il tient à sa femme et surtout sa fille. Deuxième problème plus pratique celui-là : dans quel mesure peut-il impliquer ses anciens collègue ? Contrairement à l'avis de son ancienne hierachie, il sait que la menace que présente «L'organisation» est grande. Ne pouvant les convaincre, il va devoir détourner des moyens et donc agir dans l'illégalité...

Mais au fur et à mesure que les problèmes s'annonce, un seul reste primordial : sa fille. Même s'il parvient, au risque de compromettre sa mission, à la protéger de manière à ce qu'elle ne soit inquiétée à aucun moment, il garde vis-à-vis d'elle une autre obligation, qui n'est plus garantie au delà d'une certaine implication dans cette mission : celle de rester en vie pour elle.

Ernest a fait une brillante carrière pour devenir un héros quelque part, mais aujourd'hui c'est un rôle auquel il doit peut-être renoncer pour sa fille. quelque soit la décision qu'il prendra, il sait qu'il aura de quoi éprouver des regrets. Que ce soit abandonner sa fille, ou vivre avec la culpabilité d'avoir laisser mourir ses amis, voire pire, avoir compromis la sécurité nationale en se bridant dans ses actions. 

Ainsi après des années de «bonheur épicurien» (ayant accepté et assumé son sort de père de famille), les quelques semaines qui le séparent de cette entrevue avec Alana lui feront réaliser à quel point son erreur de jeunesse va lui coûter cher finalement. Il comprend ê quel point le fait de ne pas avoir tout fait pour rester childfree, s'avère être lourd de conséquence. 

Mon ton est un peu dramatique, mais Ernest est un cas extrême ! Loin de moi l'idée de vous faire renoncer à vos rêves ou au contraire regretter de ne pas les avoir menés à terme. J'espère que ce personnage vous plaira, moi il m'inspire beaucoup en ces temps difficiles. Je sais (ou crois savoir ?) que la vie continue malgré toutes les épreuves que l'on peut traverser, et que s'il on fait pas d'omelette sans casser des œufs, le résultat peut valoir le coup d'être dégusté (oui, c'est un peu bizarre comme image, mais je trouve ça tellement parlant....). Pour pousser l'image jusqu'au bout d'ailleurs, il faudrait même pousser la chose en faisant une œuvre d'art avec les coquilles des œufs, du moins, c'est ce que l'on peut souhaiter à Ernest ;-)


mardi 25 juillet 2017

De Clichy À Annecy : stop, ou encore ?

Alors que je croyais voir le bout du tunnel après des semaines plus que productives (décisives même), je dois me rendre à l'évidence : rien ne garantie que je puisse mener ce projet à son terme.

Ce n'est pas que ça allait mieux d'un point de vue personnel, c'est que j'ai choisi d'ignorer le fait que je n'étais pas sorti d'affaire, et qu'abandonner mes problèmes ne les faisaient pas disparaître. Et vue les derniers mois magnifiques que m'ont offert mon entourage, mes amis, mon travail, la tentation était grande de dire que j'allais enfin reprendre une vie normale...

Plus que jamais, rien n'est moins sûr, et je dois accepter de vivre avec cette épée de damoclès. Rien que ces derniers jours, cela me pèse trop pour travailler sur ce projet sereinement, et je sais que ça n'ira pas en s'améliorant. Je ne peux pourtant pas abandonner ce projet qui me tient trop à cœur et qui a tel potentiel ! Je ne peux pas vous promettre non plus que je pourrais le poursuivre. Alors que faire ?

Toutes les personnes qui me connaissent le savent, j'ai tout pour être heureux. Mais aujourd'hui je n'ai l'impression que ça ne compte pas. Presque toutes les activités ou loisirs  (ce projet bien sûr, mais aussi la musique, le sim racing, les jeux vidéo, le modélisme, et même mes Lego !) me laissent aujourd'hui de marbre, j'en suis à compter les heures avant de pouvoir reprendre le travail ou retrouver mes proches, ce n'est plus tenable.

Alors dès ce soir, j'essaie d'imaginer quel sera le prochain billet de ce blog, car s'il y a en a un, ce sera forcément bon signe (à priori), mais je peine à me projeter dans son contenu, ses intentions, ses annonces, cela me parait si flou...Une seule chose est certaine, c'est que j'ai trop envie et besoin de poursuivre De Clichy À Annecy. S'il s'arrête, ce ne sera forcément contre ma volonté.