lundi 5 août 2013

Expectatives paralysantes

Ma formidable inspiration pour la partie s'est évaporée...En cause ? D'importantes perspectives, certes plus positives que négatives, mais qui me préoccupent beaucoup au point de m’obséder. Du coup, j'ai plus la place pour penser à autre chose.

Bon, j'arrive tout de même à écrire, mais il s'agit de bout de textes insignifiants pour lancer une idée.

Et la surprise de la rentrée ?

Ça paraît loin, mais c'est en fait trop proche par rapport à ma situation. Sauf énorme happy end garanti, je devrais me traîner cet état au moins jusque là, et donc plouf la surprise. Mais qui sait, peut-être que moi aussi, je pourrais me surprendre !

jeudi 18 juillet 2013

Exercice de style : utiliser l'actualité pour rédiger un aperçu du roman

Voilà que je me grille la politesse ! Avant même d'avoir achevé mon billet sur la physionomie de ma trilogie (admirez l'effet Retour dans le Futur, allusion à ce rétrolien qui n'existe pas encore !), voilà que je suis en mesure de vous présenter une petite démo du troisième volet : Mon combat contre les Maîtres du Monde. 

Synopsis [de la démo] : Nicolas, qui travaille en étroite collaboration avec Sylvain, vient le retrouver pour récupérer son rapport mensuel de veille des initiatives («une bonne idée pour changer le monde»). Le sujet du jour  est non seulement un sujet d'actualité, mais en plus très sensible. J'espère qu'en m'appuyant moi aussi sur l'actualité, qui plus est d'un sujet sensible, je n'attirerais pas vos foudres comme l'a fait Sylvain...

Pour la première fois depuis près d'un an, je pouvais deviner le contenu de la veille des initiatives réalisés par Sylvain. Malheureusement, le sujet du jour n'étais pas glorieux. 

-Alors comme ça on ne peut pas faire plus gonflé que Dick Demon ?

-Si tu penses à Eddy Shinen, je ne suis pas sûr qu'on puisse encore parler de «Robin des bois»...As-tu seulement le titre de l'Expé : «Un forcené prétend pouvoir faire sauter toutes les centrales thermiques à flamme françaises» ?

-Ça ne vaut pas Weevers : «L'homme qui valait 1 milliard». « Le procès du terroriste Eddy Shinen, qui a commencé ce matin, livre ses premières informations.»

-Sylvain, l'actualité ne te réussit pas. Je t'avais demandé une période de recul sur ce que...

-On ne peut pas dire que j'en manquait pour mon dossier des Kickstarters !

-Sylvain....il y a ce qu'on appelle un juste milieu. Pour le kickstarting, c'était clairement trop tard, le site était même en ligne. Comment aurais-je pu le soutenir ? En donnant un euro à chaque projet ??

-Non, simplement participer à sa promotion, le faire connaître au grand public...

-Revenons à ton dossier de ce mois, que t'as du pondre en quelques jours si je comprend bien.

-Les délais ne présagent pas de la qualité...

-Passons. Pour cette affaire, si je comprends bien, le type a infiltré en une nuit les trente sites de production thermique à flamme de France, avec une centaine de complices seulement, a fait déposer près des zones sensible un «outils» et son mode d'emploi, et tout ce beau monde serait reparti incognito ?

C'est à peu près cela. Une nuance à apporter : Il a présenté six outils différents. Les réalisations serait assez sommaires, ce qui en fait leur force, et le fait qu'elles soient tenues confidentielles. De plus, trois d'entre elles ne passent pas aux détecteurs de métaux.

-Et il a clairement dit avoir fait cela pour contrer les écologistes qui infiltrent les centrales nucléaires ?

-Non, le procès a apporté des précisions utiles là dessus : il n'a été qu'inspiré par les écologistes, mais il avait déjà pour but de faire un presqu'attentat pour lever des fonds. Il commentait d'ailleurs «Tout le monde me prend pour un fou, sauf les spécialistes qui connaissent bien le sujet. Je suis en négociations avancées pour faire acheter mon silence.». Et effectivement, personne ne l'avait pris au sérieux au point qu'il a pu obtenir sa rançon avant de se faire arrêter...

-Je sais que Léo, si. Lors de notre dernière entrevue, nous commentions les précédentes infiltrations de ces terroristes écologistes. 
«-Ils jouent à un jeu très dangereux», m'avait-il dit. «Les centrales à flammes sont bien plus vulnérables. Considérées comme moins critiques, elles sont moins surveillées, et il suffit que des terroristes aient quelques notion en électricité pour faire de gros dégâts». Et aujourd'hui, nous avons ce crétin qui vient de faire le rapprochement entre électricité, centrales thermiques et terrorisme. 

-Pas si crétin que ça ! Il n'a jamais fait ce rapprochement, il a d'ailleurs pris le temps de monter une opération simultanée, très coûteuse pour lui, pour mettre l'accent sur le risque de blackout. Et il est vrai que quelques centrales suffisent pour un blackout, pas besoin de faire tomber les trente.

-On dirait presque que tu prends sa défense. Mais c'est vrai, Léo m'avait expliqué cela. Les centrales à flamme sont des outils de production d'ajustement, donc plus sensibles que les centrales nucléaires, dévolues à la production de base. Mais plus que le risque stratégique, c'est la vulnérabilité intrasèque d'une centrale électriquequi pose problème...Maintenant il suffit que des terroristes s'intéresse à la question ici ou ailleurs et on est foutus. Avec tout ça, le type se dit un bienfaiteur de la planète ? Mon œil !

-Tu  noteras qu'il coopère pleinement à la police. Il donnera pas mal d'infos utiles pour compliquer la tâche à ses successeurs. D'ailleurs, il n'avait vraiment pas l'intention de récupérer sa rançon. Il est conscient qu'il n'échappera pas à la prison, par le simple fait qu'il protège ses complices.

-Il ne touchera pas à sa rançon ? Mais elle a bien été payée pourtant ?

-Oui, mais il n'a pas touché un centime ! Si je t'en parle, c'est bien parce que ce génie a réussi à extorqué 1 milliard d'euros pour soutenir des ONG dont des associations caritatives.

-Il aura échoué sur un point : il s'agit d'argent public et non privé, ce qui aurait été plus intéressant en ces temps de disette économique...

-Il le sait bien. Et il espère que c'est que ce que fera son successeur.

-Pourquoi tu me regardes comme ça ??

-Ne peut-on pas y voir une piste ? Regarde. Considérons que ce soit un coup raté. Il a quand même levé en une semaine un milliard sur des fonds publics Somme judicieusement calculée :  Shinen se vente d'avoir été en mesure de réclamer dix fois plus, mais ne voulait pas que son action soit le prétexte d'ajustement sociaux. Il estime que  le potentiel auprès d'intérêts privés 100 fois supérieur, les multinationales sont clairement visées.

-Et qui est-ce que tu crois que j'affronte moi ? C'est toujours contre elles que je me bats.

-En cas d'échec sur le volet politique, peut-être qu'une menace stratégique ...

-J'ai beaucoup essayé sur le plan politique. d'ailleurs politique et financiers sont très liés à ce niveau de jeu. Moi aussi je rêve devant les 700 milliard de budget publicitaires annuels, moi aussi je fantasme à l'idée de détourner 1‰ du budget mondial de l'armement. mais contrairement à ce type, je suis réaliste. Un coup de force ne suffira pas. La fin ne justifie pas toujours les moyens. 

-Tu es bien difficile aujourd'hui, toi qui t'emporte toujours d'optimisme face à mes propositions...Serais-tu jaloux de ce qu'a réussi ce type ?

-Pas le moins du mond...Bon tu as raison, je devrais peut-être regarder ça à tête reposée...

Notes de fin de lecture :
-Pardonnez-moi les noms de journaux pourris. Je n'étais pas sûr de vouloir choisir de vrais nom de journaux, n'étant pas sûr par exemple de bien représenter leurs lignes éditoriales.
-La forme très «dialogue» n'est pas spécialement recherchée, mais me vient très spontanément. Voyez-y la marque d'un texte peu travaillé, non par paresse mais par contrainte de temps. J'espère que mon inspiration aura réussi à le rendre intéressant pour compenser.

Rendez-vous le moins prochain pour l'article précédent et à la rentrée pour des [fausses] nouveauté alléchantes !

dimanche 23 juin 2013

2013 : Annecy à l'honneur !



Il suffit de lire mes précédents billets pour conforter cette idée. Mon inspiration et mes efforts se portent presqu'exclusivement sur le deuxième tome, «Annecy». La raison de cet engouement ? Ma présence en ce jour à Annecy ! La perspective agréable de ce weekend prévu depuis quelque mois m'a fortement boosté. 

Alors, c'est comment Annecy ?

Non, je ne suis pas là pour faire un relevé de détails d'une minutie policière. J'ai plutôt essayé de saisir l'«ambiance» des lieux, J'ai réussi à pas mal défaire des à priori trop décalés par rapport à la réalité. Ainsi Annecy n'est pas qu'une ville au charme architectural d'antan composée majoritairement de rues piétonne. Tout Annecy n'est pas le centre ville (le vieux Annecy) et Il y a beaucoup de construction de type «années 70». La circulation automobile y est bien présente, autant que dans une ville «normale». Idem pour les liaisons avec les villes alentours (là j'avais un peu trop poussé mon idéal démotorisé). Autre détail (que j'avais un peu mis de côté), l'importance du lac dans la vie de la ville (le Thiou semble même plus important dans mes écrits !). C'est un important site touristique, qui peut drainer beaucoup de monde ! C'est le cas lors de la fête de la musique, mais encore plus lors de la fête du lac, dont une mention serait la bienvenue.

À Annecy, il n'y a pas que le lac, il y aussi les montagnes. Im-pré-ssion-antes. C'est d'une beauté à couper le souffle, c'est un citadin de la campagne qui vous dit ça. La montagne, ce n'est pas qu'une donnée géographique modifiant la topologie, jusqu'au tracé des routes, c'est surtout un splendide environnement naturel. Le tout donne à Annecy et son agglomération une apparence de villes à la campagne, ou de gros villages rapprochés. Encore des aspects ignorés jusqu'à présent...

Parmi les lieux utiles, j'ai «visité» l'hôtel de Police. Finalement il s'avère que le restaurant «La belle étoile» n'est pas une belle bâtisse chic et moderne au bord du lac, mais une péniche-resto ! Enfin, j'ai fais connaissance avec l'Imperial Palace, et je ne vois pas comment je pourrais ne pas accorder une place à cet imposant édifice dans l'intrigue, tant il m'a impressionné.

Vue d'ensemble

Maintenant que je me suis focalisé sur ce tome, je souhaite faire avancer trois grosses tâches (et que ça brille !) :
-Saison japonaise : poser le squelette, entre les courses, puis rédiger sur les courses !
-Organisation : Finir la réécriture de son rôle, son historique, ses rapports avec la BAE, et tout ce qu'à pu faire Ernest pour lutter contre eux (en carrière/hors carrière d'agent secret).
-Dénouement : outre la «scène finale», viennent les fameux aveux d'Alana, qui seront le théâtre d'étonnantes révélations (étonnante n'est pas là pour faire joli, je pèse mes mots). 

À noter que je réfléchis également à un autre commencement, sans doute plus court/plus direct, en supprimant d'autres éléments sans rapport avec l'intrigue principale (les rapports de Léo, Sylvain et Mentes avec le tout-terrain, qui sont devenus un peu compliqués lorsque j'ai précisé le personnage de Mentes. D'une manière générale, j'ai voulu tendre vers trop d'exhaustivité concernant quelques détails, ce qui a compliqué le tracé du récit.

Mea Culpa

À défaut d'annoncer la publication prochaine de DCAA, J'ai pris pour habitude de préparer un gros travail pour une petite surprise au 17 juin. De plus en plus dévoré par mon manque de temps, j'ai même été jusqu'à oublier d'y travailler/de me réserver un peu de temps pour préparer cela. Du coup, rien de spécial cette année. Le 16 septembre étant «habituellement» dévolu à une publication de ce type pour le premier tome (Clichy), est-ce à dire qu'il n'y aura rien de spécial ce jour là ? Pas si sûr...

vendredi 7 juin 2013

L'organisation : de nouvelles pistes «à l'en faire démériter son nom»

J'ai pu mettre au clair pas mal de détails sur cette entité. Au point de penser d'avoir tout cerné «il ne reste plus qu'à filer le texte»...

Et bien non. 

J'ai des nouvelles idées, je suis à nouveau dans une période très active, et si d'un côté, j'ai l'impression de chambouler tout le texte que j'ai patiemment imaginé, écris et mis en cohérence, en fait, j'ai plutôt l'impression de virer un gros bazar pour avoir quelque chose de vraiment logique et cohérent à la place.

Il est important que l'entité qui se laisse nommer garde une part de mystère. Mais ce dernier ne doit pas mener à un gros imbroglio. Partant presque de zéro, j'ai mené les actions suivantes :

-J'ai défini clairement (à deux détails près) la vraie identité de l'organisation (qui est révélé à la fin).

-J'ai réécris la «réaction» des personnages suite au visionnage de la vidéo (je dis «réaction», c'est un peu plus qu'un simple «oh comme c'est bizarre !», vous vous en doutez).

-J'ai créé une histoire pour Strinner, qui devient presque un personnage à part entière. La vidéo est désormais une suite logique à cette histoire.

-J'ai imaginé la préparation de la vidéo, et les coulisses de son tournage. De ce simple fait, la vidéo ne fait plus «tombée du ciel» (au détail près qu'il faudra justifier un minimum sa publication).

-J'ai peaufiné le personnage et le rôle de Sabine, et ce qui lui arrive ensuite (essentiellement une question de timing).

Voilà qui augure un final des plus intéressant ! Il me manque juste deux trouvailles du même ordre : 

-Trouver un lien aussi évident et logique entre l'organisation et Léo/Pilotage Passion, je trouve le rapport actuel un peu trop artificiel. 

-Articuler le tout avec le chapitre «Enlèvement» qui a la particularité de figurer (au moins chronologiquement parlant) dans le premier tome (n'oublions pas que nous parlions jusque lors de la fin du deuxième tome !).

À très vite pour une nouvelle lecture !

jeudi 23 mai 2013

Du Japon à la Belgique en passant par Lyon (2/2)

Assez parlé du Japon, parlons des Belges à présent. Nous avons tendance à les tourner en dérision a travers un folklore de blagues extrêmement prolifique. Rien d'étonnant à ce qu'ils se présente dans DCAA comme des donneurs de leçon d’humilité (Bon si je développe, je risque de devoir encore scinder mon billet!). 

Première leçon, celle de la résilience. Qui n'a jamais pesté contre une coupure d'électricité ou contre des travaux qui nous privent d'eau chaude pendant une semaine ? Certainement pas les Belges de mon livre, qui organisent volontairement une coupure nationale annuelle. De quoi relativiser une infortune passagère. «Mais pourquoi s'infligent-ils une telle torture ?» Qui a parlé de torture ? Lisez le livre, vous verrez qu'il ne faut pas le prendre comme ça. Ah zut, c'est vrai, je n'ai pas fini de l'écrire...

La deuxième leçon concerne un autre outil de la vie domestique, que nous possédons TOUS (ou presque...) chez nous. Elle est assez cocasse car elle met directement en scène Léo et Alana, l'objet étant à l'origine d'un malencontreux incident. Ce dernier oblige Léo et Alexandre à se justifier d'une manière assez originale : passer un weekend chez leur ami belge qui vit à Lyon (le voila le lien avec la ville de Lyon). Or il se trouve que j'avais évoqué un ami Lyonnais pour justifier un autre détail scénaristique...Et zou, je fusionne ces deux figurants et l'ami Belge Lyonnais devient un personnage à part entière de l'intrigue. Je loue ce Belge Lyonnais qui vient résoudre une énoooorme difficulté que j'ai introduite dans le chapitre sur le dénouement, vous verrez comment.

Allez, je m'arrête là, je vous ai volé suffisamment de votre temps.

mercredi 22 mai 2013

Du Japon à la Belgique en passant par Lyon (1/2)

Un Weekend de trois jours, quelques activités «artistiques» (ok jouer de la basse et de la guitare), des lectures récentes intéressantes, un peu de Best Motoring, le tout dans un contexte personnel qui va en s'améliorant...Voilà un bon cocktail pour booster ma production de textes !


Mais pour être franc, je n'ai pas innové, juste travaillé sur des vieux dossiers.

L'un d'eux, vous le connaissiez déjà, l'épineux dossier de la saison japonaise (l'année où Léo participe à un championnat de véhicules de série au Japon). Épineux par son ampleur certes (écrire le récit de 10 courses et de tous les à-côtés), mais surtout d'un point de vue technique : vous n'êtes pas sans savoir que mon activité de simracer (activité motrice, sinon utile pour ce type d'inspiration) est au plus bas ces dernièrs temps....Best Motoring International a réussi à me remettre provisoirement d'aplomb.  

Si on rentre dans les détails, j'ai désormais un squelette de cinq pages portant des éléments du débuts (dont l'intro) et de la fin du championnat. Squelette car mon gain de production ne s'est pas accompagné d'un gain de productivité (ni par un retour à des taux de productivité antérieurs). Trois à cinq pages pour si peu, j'ai de quoi m'inquiéter du volume total du sujet (Noooon ! Je vais pas faire un livre juste pour ça ! Quoique, pour un livre augmenté ce serait pertinent...).

Et zut ! J'ai été trop long sur le sujet, je vais devoir le scinder en deux...(voire en trois !) rendez-vous demain pour la suite. 

vendredi 26 avril 2013

Rencontre de Léo et Nicolas : petite reconstitution (5/5)

Et voici pour terminer la fin du dialogue, cette fois vue par Nicolas.

«Face à de tels éléments, il restait peu de place au doute. Ma seule retenue était la crainte de la déception s’il s’avérait que j’avais faux sur toute la ligne. Je me lance malgré tout. 

-Léo…se pourrait-il que tu sois…asexuel ?

-Quoi ? 
Léo est interloqué par le terme, qu’il ne semble pas connaître.

-Être asexuel, c’est le fait de ne pas éprouver d’attirance sexuelle du tout.

-C’est mon cas. Je ne savais pas qu’il y avait un nom pour désigner cela.

Léo se prend la tête dans les mains, comme s’il était à une intense réflexion.

-C’était donc ça…(il sourit, repensant certainement à des expérience en rapport avec cette différence). Est-ce que l’on peut considérer ça comme «normal» ?

-C’est normal dans le sens que cela n’a rien de pathologique. On estime d’ailleurs qu’un pourcent de la population est asexuelle. 

-Tant que ça ? Donc, si je comprends bien, si je n’étais pas asexuel, je serais frustré de ne pas avoir de relations sexuelles, c’est bien ça ?

-Je le pense, cela doit tenir d’une sensation de manque voire peut-être même d’une sensation comme la faim, mais je suis aussi mal placé pour en parler, car je suis moi-même asexuel.

-Impossible ! Répond Léo, avec un sourire exprimant à la fois la surprise et l’amusement. 

Puis son attitude change du tout au tout :

-Mais…Comment cela fait-il que tu sois sorti avec Alana ? Tu en étais même amoureux, non ?

J’avais oublié ce détail, une évidence pour moi, connaissant bien le sujet.

Il existe en fait deux types d’attirance : l’attirance sexuelle et l’attirance romantique. En générale, ces deux attirances coïncident chez une personne sexuelle, alors ils confondent les deux. Ainsi un hétéro est en fait un hétérosexuel et hétéromantique. Mais ce n’est pas toujours le cas. La plupart des asexuelles ont une attirance romantique, et sont soit homoromantiques, soit hétéroromantique, soit bi ou panromantiques…

Léo buvait littéralement mes paroles, fasciné par la découverte de ce monde. 

-Si tu te poses la question, Alana est hétéromantique. Mais je peux te garantir qu’elle n’est pas asexuelle, ajoutais-je dans un rire. En revanche, toi, je devine que tu es aromantique ?

Léo ne me répond pas tout de suite :

-Tu n’as jamais éprouvé le besoin d’une relation fusionnelle avec une personne en particulier, ou mal vécu le fait d’être célibataire ?

-C’est exact, répond Léo qui réfléchissait encore. Mais il y a pourtant quelques personnes pour qui j’ai éprouvé quelque chose de particulier, d’indescriptible…

-Je vois. C’est ce qu’on appelle un squich. Loin de moi l’idée de te dérouler un cours complet sur la description des Minorités de Sexe et de Genre, mais sache simplement qu’un squich est une forme d’attraction intermédiaire, que l’on peut rapprocher de l’admiration, bien qu’elle ne s’y limite pas. 

-Impressionnant !

Il n’y a pas à dire, tu viens de découvrir un univers absolument fascinant, d’autant plus qu’il te concerne personnellement, qu’il nous concerne ! Je sens que l’on aura l’occasion d’en reparler.

En attendant, je peux te filer de bonnes adresses pour plus d’infos.

Je lui remis l’adresse de l’AVA, qui m’a fait prendre conscience de ma propre asexualité, mais aussi l’adresse du forum AVEN (le réseau international contribuant à la visibilité de l’asexualité), et je lui recommandais la lecture de l’article Wikipédia.

-J’ai même des adresses de blog, français, comme le blog asexualité-s, ou internationaux, comme l’Asexual Awarness Week. Il y a même des livres sur le sujet ! No Sex, de Peggy Sastre, une journaliste francophone, ou celui d’Anthony Boggaert, un sexologue canadien. Je peux te retrouver leurs références si tu veux.»

Vous avez donc compris ? Le but de ce dialogue était certes de parler de ma trilogie en cours de rédaction, de manière originale, mais surtout de contribuer à ma manière, et celle que je maîtrise le mieux, à la journée de l'asexualité (c'est aujourd'hui).


Bonne lecture de ma nouvelle de la semaine, mais aussi des autres contributions à cette journée !! N'hésitez pas à faire de même si vous le pouvez !